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Olivier Devers // Retour

Publié par Médiathèque de Bassens le Mer. 15 Février 2012 à 21H08

La nuit du monde étire le sans bruit

Le plat de la feuille arrache le jour Il
apparaît la nuit découpé,

autant de monstres laissent voir

le jour.

Les couleurs croisent les lettres, que

l’horizon se mette debout !

Le sens est le début – la page est la fin

de toute chose.

Il est revenu sur le mot, la lointaine

silhouette lui racontait trop

le terre est absente dans l’air.

Je voudrais lire : le jour, trois fois

pour une couleur

le contour retient le cri,

dans le blanc du fond l’éternité

de la lettre fatale,

je porte le désir sur l’obscure, c’est un

jeu, il me retient dans la lutte


La nuit est plus belle à le dire, à ne pas

se retenir de l’écrire.

Revenir sur les mots,

l’approche du mot,

le silence qui naît après la lecture.

Je retourne à l’image première, le seul

(regard dicte la fin. Le jour sera là,

ici sur le sable de la page.

La mécanique du récit est une histoire

sans fin.

Le jour accroche l’ombre.

De toute part ils viennent.

Le corps de la lettre peint le contour

du mot. L’idée est venue seule.

Le silence a regagné la page,

je l’ai laissé

de la nuit je n’ai rêvé que l’obstacle.


Le matin est revenu une fois de plus.


 
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