<<< Retour au blog

Le chant de l'exil

Publié par Bibliothèque d'Ambarès & Lagrave le Mer. 21 Mars 2012 à 15H42


Un temps suspendu entre Orient et Occident

Le public, très à l'écoute malgré le nombre, s'est immergé dans l'intimité de ce "chant de l'exil" pour en ressentir toute sa sensualité et sa délicatesse.

Un cheminement dans ces textes charnels, philosophiques, poétiques qui donnent à entendre la musicalité d'une langue dont les sons apaisent, nous enveloppent, caressent alors même que leur sens exact nous échappe.

Haleh Gueytanchi Tabrizice, un livre de poèmes à la main, comme souvent en ont les dames des miniatures persannes nous a renvoyé en miroir une femme délicate aux doigts fins et souples qui en serait tout droit sortie.Elle danse, glisse dans l'économie des gestes.

Et la musique de Maurice Moncozet, troubadour d'occident, porte l'émotion dans les sons un peu âpres des flûtes traditionnelles et rebec, nay, clari, faussement simples et inspirés. Sa voix grave donne aux poèmes en occitan, écrits dans la langue des troubadours, une couleur de contraste avec la voix féminine, un dialogue étrange se tisse qui transporte le spectateur.

En toute fin,c'est la voix de Haley, douce et déterminée qui, détachée de tout pathos, sur un tempo rapide exprime son sentiment sincère et par là complexe sur le long processus d'intégration. Comme un témoignage autobiographique, urgent à dire, à faire entendre.

Une quête intérieure vibrante émane des" chants de l'exil " et plonge le public dans une grande sérénité.

 

 

 

 

 

 


Il n'y aucun commentaires sur cette publication.
Soyez le premier à en laisser un !
LAISSEZ CE CHAMP VIDE :
 
© 2017 - Presqu'île en pages - SIVOC
Syndicat Intercommunal à Vocation Culturelle
Réalisation
Orfaon.net